Gérard Pairé est un artiste peintre français né en 1950 à Nantes, en France
L’art, la plupart du temps, n’est pas là où on le croit, car très souvent il agit dans l’ombre - la résistance est plutôt dans l’ombre. Solitaire et discret Gérard Pairé est un autodidacte, et malgré le peu d'empressement à montrer son travail, il  n’a néanmoins jamais cesser d’exposer (première expo en galerie en 1975)  ...  à Nantes, Dallas, Strasbourg, Lille, Paris, Chicago, New York, Séoul, Bruxelles, Dubaï, Al Fujairah, etc …
Delacroix disait « il faut préparer l’imprévu, organiser le hasard, programmer le spontané ». Un peu comme chez Bernard Frize (même génération) Pairé travaille avec le hasard et la contingence. Mais contrairement à Frize il semble souvent (et ce malgré lui) croiser les aléas de son parcours pictural avec ses aléas profonds et privés. Le côté très sensuel de sa peinture le rend plus proche de Günther Förg par exemple.
Le risque est chez lui permanent, chaque vague ramène toujours quelque chose et cette méthode permet de faire des images que l’intellect ne fera jamais ( là on pense à Francis Bacon, un maître qu’il admire). Sa volonté d'être étonné par ce qu'il laisse "venir", ce qui lui échappe dans le "faire", nous raconte qu’il est important de voir non seulement de quoi l'on parle mais surtout d'où ça parle.
Son extrême sensibilité fait qu’il ne développe apparement pas un style uniforme, qui permettrait à l'observateur de reconnaître son travail du premier coup d’oeil; mais certains initiés ont su le voir depuis déjà fort longtemps  - Laurent Gillard, Gilles Deleuze, G. Piltzer, C. Buci-Glucksmann,  P. Gaultier, M. Lucas, MC. Detré de K, Caspar, F. Epaud, etc etc
… « Je crois que dans sa peinture il y a toujours eu une manière de prendre la peinture comme une peau, comme une enveloppe, comme un voile c'est-à-dire tout ce qui dans l'histoire de l'art avait été la métaphore de l'acte de peindre : le nuage, les choses indécidables si présents dans l'art chinois ou japonais, les matières floues, les matières en suspens. »… Christine Buci-Glucksmann, dans un film de 2002: "La peinture en absence" sur les animations numériques de GP.
Il s’agit donc pour lui de créer une pure présence poétique autour de thèmes récurrents (non seulement la contingence et le hasard) que sont les concepts véhiculés par le ""Pli" (si cher à Deleuze), la Peau, le Voile, les Mailles, les Trames et les Chaînes, sorte de "Grille" chère à l’art du 20 ème siècle.
Notre perception du monde est de plus en plus fluide et immatérielle et cet artiste revendique la chair de la peinture et l’accident comme tel; il l’exhibe plus ou moins, et le délivre en toute liberté sur l’œuvre; comme pour mieux nous dire que dans la Peinture ce qu'il y a d'essentiel c'est la Peinture.
Si vous désirez en savoir plus sur son parcours, vous avez une lecture libre de son livre sur le net.
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Gérard Pairé born in Nantes in 1950, is a French artist painter.
More often than not, art is not to be found where expected, as it mostly operates in the dark – where resistance is at home.
A solitude lover and discreet person Gérard Pairé is an autodidact and although reluctant to show his works, he has never stopped taking part in exhibitions (Nantes, Dallas, Strasbourg, Lille, Paris, Chicago, New York, Seoul, Brussels, Dubaï, Al Fujairah, aso). ​​​​​​​
Delacroix used to say that « one has to prepare for the unexpected, to pave the way for chance and herald  spontaneousness ». A bit like Frize, (same generation) Pairé works with chance and contingency.  But, unlike Frize, (and quite unwillingly), he often mingles the random elements born out of his pictural explorations with his own deeply personal mishaps. The very sensuous dimension of his paintings makes him more akin to Günther Förg, for instance.
Risk is a permanent feature of Pairé’s paintings. Each wave always washes ashore something and this method allows the creation of pictures that the intellect will never achieve (a similar approach to Francis Bacon,  a master he admires). His deliberate call for whatever may « merge », what evades in the « doing » teaches us that it is important to see not merely what the subject matter is but especially where it stems from.
His extreme sensitivity accounts for his apparent inconsistent style which could help observers to identify one of his works at first glance. But other shrewd insiders have given him credit for quite a while - Laurent Gillard, Gilles Deleuze, G. Piltzer, C. Buci-Glucksmann,  P. Gaultier, M. Lucas, MC. Detré de K, Caspar, F. Epaud,  aso).
..." I believe that in his paintings, there has always been a way of considering painting like a skin, an envelope, like a veil, that is to say all in art history which had been the metaphor of painting ; a cloud, the unpredictable elements so present in Chinese or Japansese art, the blurred suspended matters,.."  So commented Christine Buci-Glucksmann, in  a  2002 film: « Painting in absence » featuring Gérard Pairé’s digital animations.
As a result, what matters most for him is to create a truly poetic presence around recurring themes (not only limited to contingency and chance)  which are the concepts conveyed by the « Fold » (so important for Deleuze), the Skin, the Veil, the MeshesThe Warps and Wefts, a sort of grid, central to 20th century art.
Our perception of the world is increasingly fluid and immaterial and this artist clearly aims for the very flesh of painting and chance as such. He displays his belief on different levels and freely delivers it in his works, so as to convince us, eventually, that what is essential in painting is painting itself.

If you want to know more about his career, you have a free reading of his book on the net

Photographie par David Pairé

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